LA PERIODE POST INDEPENDANCE: Le démarrage difficile en 1962

 

LA PERIODE POST INDEPENDANCE

Le démarrage difficile en 1962 

Présentation sommaire par Lahcene BELAHOUCINE

 

 

Sous l'ère coloniale, l'Union Sportive Musulmane d'Oran avait connu la Gloire et les Honneurs comme relaté précédemment.

 

            Aujourd'hui, ce club mythique évolue dans les méandres de la Division Régionale et lutte pour se maintenir à ce niveau qui n'est déjà pas le sien.

 

Le projet d'Oujda avorté :

 

Alors qu'en mars 62, l'avenir de l'Algérie se décidait à Evian, une délégation oranaise en déplacement à Oujda envisageait la  création d'un grand club autour de l'ossature de l'USMO à lancer au lendemain de l'indépendance nationale.

 

Ce projet initié au cours de cette tournée au Maroc par les dirigeants dont faisaient partie les Usmistes Bouakeul Miloud, Serradj Lahouari et Souilem Gnaoui, fut sérieusement débattu. Dès lors, ils projetèrent de mobiliser les jeunes talents en exercice à l'image de Beddiar, Bendida, Belaleug, encadrés par Boudjellal 'Chengou', Zoubir et les deux exilés Cherraka et Lazni  titulaires au MC Oujda.

 

Malheureusement, ce projet fut avorté avant même sa mise en œuvre.

C'est sans doute en mars 62 que démarra involontairement la mise sous l'éteignoir du doyen des clubs oranais…

 

Le démarrage difficile en 1962 :

 

Au lancement des premières compétitions, l'USMO rétablie se retrouva dans le 2ème groupe des critériums régionaux avec ses nouveaux voisins du Najah, les autres ressuscités du KSO, RCCP (ou RCO) et enfin les riverains de l'USHBH, l'OMA, Sidi Chahmi et la JSM sans compter le SOS et le CALO déclarés forfaits.

 

            Fort d'un soutien de toute la famille des notables oranais tels les docteurs Bendimered, Benkoula, Benkras, Boukkort, Djebbari, et autres dignitaires comme les députés Hadj Benallah, Nekkache Mohamed Seghir, Souyah Lahouari, Hirèche Mohamed Inspecteur Principal Académie, ainsi que les fidèles et anciens dirigeants Benalioua, Benkoula Ali, Nemri Mohamed, les inévitables et dévoués serviteurs Usmistes se retrouvèrent à la tête de la direction de l'USMO menée collégialement par les pionniers de la première heure Abdellilah, Benamar, Benbassal, Bentabet Zine El Abidine…

 

            Sur le plan technique, en l'absence de Gnaoui sollicité par son club de quartier de naissance, Lazni de retour du Maroc prit les rennes de l'USMO et bâtit l'équipe autour des anciens cadres Zoubir, Fnoun, Hamadène, Chicha, Boudjellal, Mustapha et de nouvelles têtes Cremadès, Richarté ainsi que les jeunes Serradj Hamid, Ben Bakkouche, Belbachir et Benaoumeur…En fait, le club Unioniste oranais était pratiquement délaissé par ses grosses pointures parties chez ses rivaux tandis que d'autres anciens cadres prirent leur retraite en laissant un immense vide que la trop fébrile jeune génération ne pouvait combler rapidement.

           

            Au niveau du bilan sportif, l'USMO rata le coche de l'accession à la première Division d'Honneur en 1963, grillé en bout de course par ses trois adversaires directs OMA, Najah et RCO qui lui faussèrent compagnie pour rejoindre l'élite régionale.

                           

         En somme, ce fut le début de la fin d'un mythe qui fut déjà entamé  un certain mars 1962 à Oujda, laissant ainsi la place à ses trois principaux voisins de goûter aux sacres régionaux pour le SCMO en 63, l'ASM en 1964 et le leadership au Mouloudia d'Oran qui deviendra le club phare de l'Ouest et doyen de l'élite algérienne en Division Nationale1.

 

 

 

USM Oran 1962

 



17/02/2010
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